En 2014, notre planète bleue comptait un peu plus de 7 milliards d'habitants. Tous n'ont pas accès à Internet... Mais il y en avait tout de même plus de 2.5 milliards de connectés. Dont près de 2 milliards sur les réseaux sociaux, soit un bond de 25 % en un an. Facebook demeure le maître du Monde, 1.2 milliards de membres, talonné par Twitter avec 900 millions. Tous les membres ne sont pas actifs de manière assidue, mais chacun participe à cette chaîne qui est la plus puissante autoroute d'information (ou désinformation) mondiale. Les réseaux professionnels ne sont pas en reste : le plus populaire reste Linkedin, avec 250 millions d'utilisateurs. Là encore, la croissance en une année ferait rêver n'importe quel chef d'entreprise, avec plus de 25%. Les blogs sont aussi entrés en force dans le digital média. Tumblr représente à lui seul plus de 180 millions de blogs, dont, il faut bien le dire, tous ne sont pas d'un intérêt majeur... N'oublions pas les vidéos, désormais incontournables, dont certaines font le buzz auprès du milliard d'utilisateurs. La nouveauté est l'utilisation participative par les membres de ces réseaux. On ne présente plus Whats App, qui véhicule plus de messages par jour que tous les SMS, en avoisinant les 18 milliards ! Plus étonnant, l'origine des internautes n'est pas majoritaires des pays dits démocratiques. En effet, la palme revient à la Chine, qui en possède autant que l'Europe et les Etats-Unis réunis.

De fait, l'explosion du nombre d'utilisateurs rend les informations transmises de plus en plus éphémères. A peine le temps de poster un Tweet, que, selon le nombre d'abonnements suivis, une soixantaine de nouveaux sont déjà affichés. De l'information instantanée, jetable. D'où l'obligation du toujours plus pour assurer une lecture réelle. Certains tweetos renouvellent entre 5 à 20 fois leur posts, jusqu'à ce qu'ils soient retweetés pour atteindre le Saint-Graal du Trending Tweet.

L'utilisation par les entreprises n'est pas anodin. Même si elles ne concernent pas du CtoB. Veille de réputation, suivi des concurrents, suivi de presse, Twitter est plus important en terme d'image que Facebook. Son public n'est pas identique. Et les infos qui y sont propagées ne sont pas les mêmes. Hormis ceux que l'on appelle "les Grandes gueules du tweet", qui post sur tout et n'importe quoi, Twitter s'apparente plus à un échiquier, où chacun pousse ses pions, diffuse une info comme un ballon sonde et attend le feedback. Plus de 50 % des journalistes ont un compte Twitter. Le jeu consistera à les attirer comme abonnés. De même, de nombreux experts spécialisés y sont présents. En les intégrant dans la boucle des abonnés, soit par son propre compte, soit en étant relayé par des RP ou des Médias, ils apportent une valeur ajoutée non-négligeable. Le sceau de l'expertise. Tout ce qui est Communication, RP, nouveaux services en lignes (via les Api de Twitter), promotions, relations clients, gestion de crise passe par Twitter. Et, là ou le sytème devient encore plus intéressant, c'est lorsque les salariés, pour se valoriser eux-même, louent les qualités de leur entreprise. Un échange gagnant-gagnant, puisque le brandyourself opère en simultané un branding pour la société citée.

Reste à mettre le tout en scène, en usant de bonnes pratiques : trouver le bon hashtag, court, mémorisable, faire vivre son compte en usant de toutes les possibilités, y compris le changement de fond d'image selon l'actu, ReTweeter régulièrement et user de ses contacts pour être ReTwitté, créer pour les multinationales un compte par pays, suivre les twittos importants dans sa branche et étendre, étendre son réseau... jusqu'aux décideurs :)