Tout le monde utilise le Cloud. Avec quel objet connectés ? Le smartphone est sans doute le plus utilisé. Véritable prolongement de l'humain, il emporte aujourd'hui toutes les Apps nécessaires (et futiles) dont on ne saurait se passer. Perdre son smartphone ou sa tablette, c'est perdre son âme : emails, textos, contacts, photos, agendas, musique, gps, vidéo, internet, billets de trains ou d'avions, réseaux sociaux, comptes bancaires, cardiogramme, perte de calories, lecture, tv, jeux, système de paiement, météo... et j'en oublie, ah oui, téléphone ! Et tout cela au creux de la main. Hors, si en apparence, en fonctionnalités, cet objet parait facile, si anodin de nos jours, en amont, il utilise des technologies de pointe. Regardez 5 ans en arrière, au paléolithique du smartphone : aviez-vous votre compte bancaire en ligne, pouviez-vous payez en glissant votre smartphone, preniez-vous votre pouls ? Pouviez-vous avoir à portée d'oreille plus de 6 giga de musique ? Sauvegarder plus de 2000 photos ou vidéos ?

Les évolutions numériques ont ouvert un monde quasi infini pour les utilisateurs d'ordi, tablette et smartphone. En passant par le travail des développeurs qui initient ces petites applications que vous chargez en une minutes d'un clic de doigt, puis par les satellites qui vous relient au monde entier, une multitude de pépites innovantes vous permettent d'avoit tout, à portée de main, en instantanée. L'avènement du Cloud a révolutionné les usages. Vos musiques, vous les avez sur votre smartphone, mais aussi votre ordi, vos tablettes. Et pourtant... Possédez-vous des piles de disques durs empilés dans votre séjour ? Non. Vous accédez à vos mails à la terrasse du café, au bord de la plage, mais les avez-vous embarqués ? Non. Tout est dans le Cloud. Dans les années 90, le Cloud, c'est Internet au sens large, lorsque des ingénieurs demandent, étant donné la faible puissance des ordinateurs de l'époque, à plusieurs utilisateurs de laisser leurs computeurs connectés pour que, reliés avec des milliers d'autres, ils puissent exécuter des calculs. Au fil des années, le marketing internet, avec l'arrivée de possibilité de stockage externalisé, s'approprie ce mot. Désormais, le Cloud est le "Nuage", ce petit symbole qui représente ce qui stocke. Et le Cloud a encore évolué. Car si avant on ne faisait que stocker des fichiers, désormais le Cloud héberge des applications. Ainsi, les utilisateurs n'ont plus besoin de charger, mettre à jour, faire évoluer. Ils se connectent, d'ici ou d'ailleurs, et leur environnement familial ou professionnel habituel est sous leurs yeux. Ils l'utilisent à volonté. Les entreprises y ont très largement trouvé intérêt, surtout lorsqu'elles ont des bureaux ou locaux éparpillés. Que leur collaborateur soit à Paris ou Sidney, qu'elles aient 10 ou 30.000 employés, chacun aura la même interface, précise, personnalisée pour l'entreprise, avec les applications nécessaires et évolutives. La France est quelque peu en retard dans ce domaine, les entreprises hexagonales ayant du mal à se faire à l'idée que leurs données, leurs fichiers, ne sont plus "dans leurs mains". Mais cet argument ne tient pas. Si, effectivement, le Cloud peut poser question quant à la sécurité des données, ces dernières n'étaient pas plus à l'abri dans les serveurs de l'entreprises. Même moins. L'entreprise qui conservent ses données est "connectée" au réseau, donc au monde. Mais même si elle est doté d'un service informatique compétent, elle ne dispose pas de la force de frappe des sociétés européennes spécialisées dans le Cloud en matière de sécurité. A chacun son métier. Le Cloud est bien plus sécurisé, surtout en Europe, qu'un petit serveur anonyme. Et surtout, il est surveillé 24h/24, instantanément disponible, à toute heure. Et évolutif sans avoir besoin de changer toute l'installation de l'entreprise.

A l'heure ou les entreprises françaises devraient se mettre en ordre de bataille pour revenir au premier plan, emporter des marchés, s'ouvrir au monde, communiquer tout autour de la terre, se moderniser, la frilosité envers la transformation digitale est un frein majeur à leur avenir.