Cet état de fait n'a pas commencé avec le quinquennat Hollande. Déjà du temps de Sarko la presse britannique faisait ses Une sur le dos de notre Président et de ses ministres. Ca ne s'est guère arrangé, à l'évidence.

Mais ce qu'il y a d'étrange, c'est cette faculté de notre propre presse de reprendre le flambeau. D'attiser le feu. Et notre constance à lire et ne pas réagir. Parce qu'à y regarder de plus près, nous sommes les plus critique avec nous-même. Rien de pire qu'un français qui se lâche avec un de ses concitoyen. Rien ne trouve grâce à ses yeux. Ni la présidence, ni les ministres, ni la politique, au nom du Tous pourris. Ne parlons pas des entreprises, toutes dirigées par des patrons voyous, qui ne pensent qu'à se remplir les poches. Que dire des ouvriers ou salariés qui ne songent qu'à en faire le moins possible, sont contestaires sans savoir de quoi et de ces syndicalistes qui jettent tout le monde dans des manifestations qui nous bloquent les rues ou les trains. Evitons de parler de ces jeunes,limites décérébrés, qui errent en fainéants ou des vieux, pardon, des séniors, qui ont vidés les caisses de retraite.

Soyons francs, c'est le message que nous envoyons nous-même. On s'arc-boute sur la première réforme, on trouve toujours que c'est mieux ailleurs.

Mais ailleurs, on n'y va pas. Pas fous. Parce que râler on veut bien. Mais lâcher notre système éducatif gratuit, le droit de se pointer dans un hopital en saturant les urgences parce qu'on a éternué de travers, obtenir un acte de naissance 48 heures après par le Net, circuler librement, avoir le droit de dire ce que l'on pense, avoir une retraite (même peau de chagrin, mais une quand même), couver des yeux sa carte de sécu, dire que Pole Emploi ne fait rien mais y avoir droit quand même à ses indemnités qui sauvent le frigo de la bérésina absolue, de son contrat de travail qui oblige au smic et à un nombre d'heures de boulot, à ses journées de vacances, qui sont même des semaines, là, moins courageux le Gaulois. On râle mais on reste. Au chaud. On râle parce qu'on espère mieux, qu'on ne veut pas qu'on nous en enlève un tout petit bout. Mais surtout on râle en sachant qu'ailleurs, ce n'est pas le Nirvana. Qu'on sait qu'ici, chez nous, on se sait un brin à l'abri. Alors si au lieu de râler tout le temps, on faisait un peu la pub de notre hexagone, si nos médias ne reprenaient pas les dires des bashers, si on faisait un peu de prévention médiatique au lieu de se laisser faire. Si nous arrêtions de supporter le sadisme des french bashers.

Bref, si nous arrêtions d'être masos ?